• Café des arts

     Patrice Thierry

    Assis sur des zéphyrs plissés de malt précurseurs 

    d'une pluie bienfaitrice 

           La rue fixait l'ivraie que la gomme des iris ne peut atteindre
           Une gargouille péterait un satanisme bas

           Les rades brisées ont les vagues en secours
           L'oiseau suppliait les draps aux dents de l'horloge
           Glissant son bec en des sommiers ensablés pour atteindre
    les tabagiques algues       La bourrasque lissant le palais du mieux

          Vint le nocturne

          Les temples fripés aux enveloppes passées
          La pensée craintive  Ludion des chasses  ensommeillées
    textuelles  l'aventure obsessionnelle

          Je sombrais 

          Alors les lumières effritèrent le labyrinthe aux suies perlées

          Le bec s'immisçait en une pétanque claquant l'aura des planètes
    suçant l'affront des comètes  Les météorites amies endiguaient
    le muscle des éthers trahis

          Pyramide lamée d'élans soutenus

          (Je rature le sourire nu d'une transparence)

          Élan lamé d'une pyramide soutenue

          Je devins sable

          Le fruit du soleil (les bras lanternant Le donjon
    laguneux OUVERT)

                                        chantait l'ésotérique errance des eaux
    du miel en leur équivalence 

          Des pas se ressentent encore de ma langue brisée

     


    Patrice Thierry

    in  L’Éther Vague n°4 (1978)
    & Tiens n°2, 1997.

     

     


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