• Curricula-curricula

     Théo Lésoualc'h 

     

    mon latin est nègre

    nègre pour rompre avec les césars parfumés tondus les kyrielles

    de pontifes tonsurés et

    j'irai ressusciter loin derrière un ii mai 1930

    date où de quelques livres de chair blanche commença – parait-il – à vagir

    mon ANGE DÉRAlLLÉ

    JE            , né à la première personne

                            qui depuis se balade questionne s'invente en

    voyages-trappes.se prend aux ailes

    plane et regarde ses paysages dévastés

    J     apostrophe ses propres silhouettes en marches désintégration

    sous timbre de charité appels aux morts et défilés de la vanité

    sur les friches du monde hors d'usage

                            temples circulés de jungles

                            JE en pièces détachées

                            JE alvéolé

    entre trames de langages ondes charognardes JE en prise de vie

    entre les orbes des orbes des orbes de maîtres-nageurs

    inoxydables solidifiés pour la parade

                            JE en constellations de toujours nouveaux regards

     

                survolé JE de monstres sidéraux

                                                    par ce que

    ossification du sous-titre imaginaire

    et parallèle de mes ombres-feu trahies par la peur

    parce que JE continue à hurler entre les cuisses tentacules

    entre orgasmes

                            les orgasmes de la vision visitée

                et les dieux de papier d’emballage

                tout tatoués de leurs carambolages négatifs

    JE flasque par ce que

    parce que JE serait pérégrination de l'orange contaminée et

    descente en vert à l'étoile arachnéenne

                                                                            une

    fille multidimensionnelle strie de sexe

    sexe l'ovale des sacrements. JE rire aux cadrans du tableau de bord

    aiguilles et chiffres qui fixeraient le temps canular des yeux en ruines. landscapes ouverts à entrailles

    artères aussi du rire invendable

                                        écrire les gerbes d'articules

                            syllabes en artifices pour décrypter le son

                toutes les défigures tam-tam du magic-man

    JE étacivilement enregistré par lettres de ronde d'un fonctionnaire

    nécromant JE dans une autopsie verticale

    pronom-sonde du retour de l'aube et tous les autres anges infranchissables du sommeil.fragments de routes asiatiques à mythologies baroques  JE  en écailles-souvenirs rites-rives-rivets dans la fusion d'une vie traversière seconde après seconde au temps-jeu

    JE neige turque vibrée de pubs japonaises haut-parlées entre les forêts de centrales nucléaires internationales

    la visite érotique au pas cadencée par guide-enseignant de phrases perforées aux étages des bureaux-dortoirs-cellules-salles de projection-cuisines-postes de garde                        chambres fortes-ossuaires-salles d’attente-préaux-drugstores

                et LIBRE-services

     

    JE sonde et langage-flèches

    JE plonge par escadrilles de moi contretypés les derricks de l'escalade énergétique des inventeurs nains de banques culturelles à espaces-verts

     

    meublés verts des réalités livides

     

                                                    d'errer alités lits vides

     

                            JE

    est satellite de l'œil rouge soleil

     

    miroir de panthéismes impossibles

     

                                                                JE

     

                                        gardien du poisson focal

     

    Théo Lésoualc’h,  

    in Lésoualc’h, clandestin de nulle part et simultanément.

    voir Entretien avec Guy Benoit à propos de Théo Lésoualc'h

     


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