• La récupération de Guyau par la pensée morale contemporaine : défense de l'anomie

    Jordi Riba

    I

    A cette époque où l'on parle tant de morale sans obligation ni sanction, il est opportun de rappeler l'auteur de cette morale: Jean-Marie Guyau, qui publia en 1885 Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction, œuvre où il qualifie cette morale d'anomique afin de la distinguer de la kantienne, jusqu'alors omniprésente. De nos jours, apparemment personne ou presque ne prend en considération, la conception anomique de la morale établie par Guyau : une forme non autoritaire de l'autonomie kantienne ; c'est-à-dire la défense de la loi individuelle face à la loi universelle. Pour ne citer qu'un exemple, on ne mentionne même pas explicitement cette acceptation de la morale, bien qu'il s'agisse d'un concept appartenant à la tradition philosophique française du XIXème siècle, dans le récent Dictionnaire de philosophie morale, (Paris, 1996), publié sous la direction de Monique Canto-Sperber.

    Voyons comment ce concept se forgea chez Guyau. Il connaissait ce terme grec étant donné qu'il était un excellent helléniste, traducteur d'Epictète et auteur d'une importante oeuvre sur Epicure. De plus, de par ses liens familiers avec Alfred Fouillée, il fut un connaisseur expert de l'oeuvre de Platon, où ce concept apparaît fréquemment. Cependant, l'insertion du concept dans son œuvre Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction n'a vraisemblablement rien à voir avec l'acception que lui attribue la littérature grecque. Voilà une question qui a entraîné une certaine polémique entre deux auteurs qui se sont occupés de l'étude du concept. D'après Marco Orrù
    (1), Guyau tire effectivement le concept d'anomie des grecs, puisqu’il le le situe dans la tradition de l'étique épicurienne, où la loi morale n'est pas considérée comme transcendante et externe à l'individu, mais immanente et intrinsèque aux relations humaines spécifiques  (2) ; il y a en effet un certain parallélisme entre ces deux conceptions. Mais, d'après Philippe Besnard  (3), il n'est pas nécessaire de remonter aux grecs car le sens que donne au concept de morale Guyau est sensiblement différent. Orrù et Besnard diffèrent quant à l’attribution par les sociologues de ce concept à Guyau. D'après Orrù, Guyau n’est pas reconnu, puisque la majorité des textes considèrent que l'introducteur du concept était É. Durkheim, reléguant Guyau (4) à un second plan, sans reconnaître qu'il fut le premier à faire connaître ce concept, qui n'a été utilisé que postérieurement par Durkheim. D’après Besnard, le partage entre les tenants de Guyau et ceux de Durkheim est plus équilibré (5).
    Guyau critiqua la théorie kantienne à partir de positions proches de celles de l'utilitarisme. Malgré le maintien de quelques éléments de la morale kantienne, tels que la critique des autres systèmes et l'origine individualiste et séculier de la morale, en voulant fonder une éthique scientifique, il est conduit à ne pas considérer comme justes certaines positions kantiennes, parce que trop éloignées de la réalité, mais également à critiquer les conceptions utilitaristes, parce qu'elles sont fondées de manière excessive sur le calcul des plaisirs. Il ne s'agit pas non plus d'un refus de l'éthique en tant que discipline philosophique, caractéristique si chère au XIXème siècle. D'après la morale de Guyau, symbiose des deux grandes traditions de la pensée morale de nos jours encore en vigueur, les plaisirs sont un composant de la vie mais ils ne constituent pas l'objectif de la morale. C'est sous cet aspect qu'il se situe dans la lignée de Goethe et Nietzsche qui soutinrent également ces propos
    (6).

    Ce fut précisément Durkheim qui comprit mieux que quiconque la conception que Guyau accorda au concept d'anomie, ce qui l'amena à soutenir contre lui une vive controverse. Durkheim utilisa le même mot d’anomie afin de démontrer, ainsi, ses différences par rapport à Guyau en ce qui concerne leur façon d'interpréter la morale. Le concept apparaît sous sa plume pour la première fois dans un texte publié en 1887 dans la Revue philosophique
    (7). Il s'agit d'un commentaire fait à propos de la publication cette année-là d'un autre livre de Guyau, l'Irréligion de l'avenir. Durkheim mentionne seulement l'anomie religieuse et l'anomie sociale, et préfère centrer son attention sur l'orientation sociologique. Il loue Guyau d’avoir compris que les religions dans leur totalité, ou en grande partie, sont un phénomène sociologique, et lui reproche en même temps le fait de ne pas être allé plus loin dans cette voie, à cause de son intellectualisme excessif.

    Par la suite, le concept réapparaît dans sa thèse de doctorat, De la division du travail social, publiée en 1893. Dans ce texte, le concept figure dans deux parties différentes. D’abord, dans l'introduction, en note de bas de page (8)
    , puis dans la dernière partie du livre ("la division du travail anomique"), et le sens qu'il lui attribue est différent dans les deux cas. Bien que Guyau ne soit pas mentionné dans ces deux fragments, il est évident qu'il fait référence à lui. De la lecture des textes mentionnés se dégage l'intention de Durkheim de s'approprier le concept en le transformant afin d'établir une théorie morale différente de celle de Guyau. La première citation est un texte important dans la mesure où Durkheim critique les morales formelles, et en même temps propose une définition du fait moral qui vise à faire de la morale une branche de la sociologie. Cette définition peut s'interpréter comme une réponse à Guyau :

    "Très souvent même, on semble attribuer une certaine supériorité à l'activité esthético-morale. Or on risque d'affaiblir le sentiment de l'obligation, c'est-à-dire l'existence du devoir, en admettant qu'il y a une moralité, et peut-être la plus élevée, qui consiste en de libres créations de l'individu, qu'aucune règle ne détermine, qui est essentiellement anomique. Nous croyons au contraire que l'anomie est la négation de toute morale
    (9)."

    Tout fait moral consiste en une règle de conduite sanctionnée, et par conséquent il ne peut exister une morale sans obligation ni sanction. Il s'agit de l'antithèse exacte de la morale défendue par Guyau
    (10). Durkheim ne partage avec lui que la conception positive de l'individualisme (terme qu'il emploie parfois de façon interchangeable avec celui de l'anomie, dans l'Irréligion de l'avenir, XV). Durkheim, même s'il admet le progrès de l'autonomie individuelle, s'efforce de répondre dans De la division du travail social :

    "Comment se fait-il que, en devenant plus autonome, l'individu dépende plus étroitement de la société?
    (11) "

    Malheureusement, la divergence entre les deux auteurs, qui aurait pu être à l'origine d'une controverse féconde, fut interrompue par la mort prématurée de Guyau. Nous ne pouvons omettre de citer les propos de Besnard à propos de leur relation :
    "Ce que Durkheim a pu emprunter à Guyau mériterait une étude spéciale. Les deux auteurs ont le même point de départ: une critique de l'utilitarisme comme du kantisme. Mais leurs points d'arrivée sont à l'opposé, comme on va le voir à propos de l'anomie
    (12)

    Néanmoins, il  faut signaler que, en 1893, Durkheim n'était pas le seul à refuser l'anomie morale de Guyau. Un autre philosophe, Maurice Blondel, défendit, à partir de positions opposées, sa thèse de doctorat en critiquant, sans le nommer, ce qu'il appelait "l'esthétisme".

    "(L'esthétisme) marque sans doute une étape de plus dans le développement de l'anomie intellectuelle et morale. (...) Sa doctrine, c'est de n'en point avoir; et c'en     est une. (...) Son but, puisqu'il en a un, c'est de substituer au dogmatisme intellectuel une anarchie esthétique, à l'impératif moral une fantaisie infinie (...)
    (13)"

    Quelques années plus tard, en 1906, Durkheim
    (14) lui-même, en tant que membre du jury de thèse de G. Aslan sur la morale anomique de Guyau (15), put réaffirmer ses accords et désaccords concernant la pensée de notre philosophe.



    II

    De nos jours, quelques penseurs ont à nouveau signalé l’intérêt de Guyau auteur beaucoup plus suggestif que ce qu'il semble de prime abord. Parmi eux, le philosophe espagnol Fernando Savater :

    "l'Esquisse... est une des oeuvres de réflexion morale des plus intéressantes du siècle dernier, de nos jours injustement mise à l'écart.
    (16)"

    Une des raisons de cet intérêt est sans doute l’effondrement axiologique qui conduit d’une conception unitaire de la morale au pluralisme axiologique, évolution face à laquelle les philosophes oscillent très souvent entre la lamentation et l'anathème. Face à cette évolution Guyau nous aide à garder le sang-froid, n'est-ce pas cela la première vertu du philosophe
    (17) ?
        L'intérêt porté à l'oeuvre morale de Guyau prend trois directions : pour prévenir les difficultés que l'Ethique trouve à soutenir son statut dans le domaine de la réflexion philosophique. Jean Duvignaud le manifeste ainsi à propos de l'avènement de la pensée sociologique :

    "La préoccupation morale ne disparaît pas: elle change de sens. Et le seul J.M.Guyau ose aller au terme d'une inquiétude inavouée: son Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction paraît à la fin du siècle, et c'est la première contestation de la morale théorique classique
    (18)"

    Parce qu’elle s’oppose à la théorie morale kantienne, opposition quasiment unique à l'époque, comme l'affirme E.Faguet en 1910 dans son livre La démission de la morale.
    "Et maintenant réaction contre Kant. Elle s'est marquée par beaucoup de manifestations intellectuelles en Angleterre, en France et en Allemagne, depuis 1850 environ. La plus forte et la plus intéressante pour le penseur est celle que l'on trouve dans le livre de Guyau (1885) La morale sans obligation ni sanction (sic), une des plus grandes oeuvres philosophiques que l'humanité ait produites et qui fait date
    (19)"

    Guyau incorpora à la tradition utilitaire, la philosophie morale française, qui jusqu'alors n'avait été que modestement représentée. De Gustave Courcelle-Seneuil, il prit l'idée de la vie comme alternative à l'idée du bonheur, face à l'objectif moral :

    "La formule de la vie, presque identique au fond à la formule du bonheur, nous semble plus claire et tout d'abord elle écarte ce qu'il y a d'arbitraire dans celle-ci. La vie n'est pas, autant que le bonheur, dépendante du caprice des individus. Les appréciations que l'on peut en faire peuvent être plus ou moins éclairées; mais elles ne dépendent pas du goût individuel, de la même manière que les appréciations du bonheur. (...) La notion de vie, bien que très complexe, est plus simple que celle du bonheur et présente à l'intelligence quelque chose de plus net
    (20)"

    La vie conserve en revanche tous les avantages du bonheur: tout le monde cherche le bonheur, tout le monde cherche la vie. Guyau se consacra à la morale, comme il s'était auparavant consacré à l'art, et comme il se consacrera par la suite à la religion, afin d'évaluer jusqu'à quel point ces trois formes de connaissances, piliers jusqu'alors du savoir, pourraient résister à l'attaque de la science. A mon avis, les résultats de son analyse doivent être prises en compte lorsque nous nous interrogeons sur ce qu'est et ce qu'a été la théorie morale. A ce sujet je n'hésite pas à affirmer que Guyau peut être mieux compris à notre époque qu'à la sienne, et je ne prétends pas par là affirmer présomptueusement que Guyau était en avance sur son époque, mais constater que ses contemporains, certains parce qu'ils ne le voulurent pas, d'autres parce qu'il en furent incapables, ne captèrent pas ses fines analyses de la réalité de la théorie morale. Considérons à ce sujet les propos tenus par Gabriel Séailles en 1906 :

    "Dans une société développée et civilisée, la moralité ne consiste pas à être sociale, mais à être en avance sur son temps. Etre moral, c'est anticiper sur son époque. C'est dans l'ordre moral qu'on tue les inventeurs
     (21)"

    Parmi les auteurs qui ont récupéré de façon explicite l'oeuvre morale de Guyau en la situant à la base de leurs argumentations se trouve Robert Pageard, qui dans un texte de commémoration lors du centenaire de la publication de l'Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction affirma :

    "Longtemps considérée comme élégante, parsemée des fines remarques, mais trop superficielle, l'oeuvre de Jean-Marie Guyau apparaît aujourd'hui aux esprits antidogmatiques, menacée par la mélancolie que suscite tout franc élagage, comme un bréviaire d'espoir et maints passages. Son actualité résulte non seulement de l'orientation de la réflexion mais aussi des hésitations et des blocages qui se décèlent ça et là, peut-être en raison de la précocité de la mort du philosophe
     (22)

    Dans La Transfiguration du politique de Michel Maffesoli l'idée que le concept d'anomie présenté par Guyau, loin de détruire le corps social, est un moyen adéquat de le conforter, est largement développé, il le caractérise ainsi :

    "Un peu à la manière de Nietzsche qui connaissait son oeuvre, il a une démarche intempestive qui, peu en accord avec son époque, est des plus éclairantes pour la nôtre
     (23)"

    et Gilles Lipovetsky corrobore dans Le crépuscule du devoir :
    "La culture de l'autodétermination individualiste a gagné la sphère morale: l'époque du bonheur narcissique n'est pas celle du tout est permis, elle est celle d'une morale sans obligation ni sanction.
     (24)"

    Comme le souligne explicitement Lipovetsky plusieurs fois dans son œuvre 
     (25) , Guyau est à l'origine d'une telle conception morale. En définitive, notre philosophe fut à mon avis un défricheur de nouvelles voies, permettant d’aborder les problèmes de son époque, mais de la notre également. Le fait que son oeuvre est effectivement dotée d'un certain caractère intempestif, permet peut-être d'expliquer pourquoi elle est mieux comprise de nos jours qu'en son temps, surtout si l'on prend en compte le fait que les problèmes de notre société sont devenus inajournables : sécurité, écologie et dictature du progrès économique, au nom duquel nous négligeons la défense des principes fondamentaux de la pensée vitale : le renforcement et l'expansion de la vie. Je crois qu'à partir du concept de vie, on peut formuler une morale du présent; certains auteurs, comme par exemple Pageard   (26) cité antérieurement, s'expriment ainsi depuis quelques années :

    "les observations que Guyau formule en se plaçant sur le plan de l'intérêt social demeurent souvent d'actualité en 1984 en dépit du lyrisme apparemment léger de quelques pages"

    Une morale minime, est adéquate à une époque qui n’est pas propice aux grandes théories, une époque où, prévaut selon laquelle il ne faut pas se laisser entraîner par la confusion, le pessimisme engendrés par le pluralisme, mais tout au contraire, considérer que c'est en eux que réside l'état naturel de l'être humain et sa plus haute qualification, son plus grand idéal.

    "Guyau accepte donc -ce qui surprend déjà à son époque et reste encore refusé par beaucoup- le caractère profondément disparate du monde contemporain
     (27)" .

    L'anomie de Guyau est conçue pour un monde sans rapports, comme le notre, où la perspective d'une morale orientée vers le futur, moyennant l'élaboration d'hypothèses métaphysiques tout comme chez Guyau, peut être appropriée aux préoccupations actuelles. Bien entendu, la meilleure façon d'orienter la philosophie est d'être conscient des possibilités de l'humanité et de réaliser un examen critique de son avenir probable. Et voilà ce que les philosophes qui s'occupèrent immédiatement de l'étude de l'œuvre de Guyau ne surent pas distinguer, trop préoccupés qu'ils étaient alors par les thèmes qui les harcelaient : la nécessité d'en finir avec la métaphysique, l'importance des idées sociologiques, l'essor du biologisme. Notre époque, définitivement libérée des faux fondements, peut capter avec un intérêt spécial la vigueur du jeune philosophe, dont la vie fut brève mais féconde
     (28), et qui lamentablement ne disposa pas d'assez de temps pour achever son œuvre, et c'est pourquoi, comme l'affirme Duvignaud :

    "On ne peut dire quel aurait été le développement que Guyau aurait donné â cette idée s'il avait vécu.  On en garde seulement l'image du caractère  créateur des phénomènes d'anomie, d'une liberté qui cherche difficilement sa route à travers le poids des sanctions, des obligations, et un long héritage de culpabilité religieuse
     (29)"

    L'œuvre de Guyau, en fin de compte, peut être considérée comme une précieuse aide afin de sortir du labyrinthe où l'intellectualisme a conduit la pensée morale contemporaine. Bien entendu, d'après Guyau, il est évident que la vie nous pousse à agir mais elle ne nous indique pas comment le faire. La morale de l'avenir naîtra du contrat/consensus, construit sur les principes originels extraits de l'unique vérité tangible, la vie, principes qui ne diffèrent pas des idéaux de la Révolution : la liberté, la justice et la solidarité. Il est évident que ces trois principes contribuent à l'expansion de la vie.
    Guyau perçut sans doute l'approche du relativisme, produit de l'avance scientifique, mais il croyait que l'on disposait encore d'assez de temps afin de s'occuper de l'homme et de jeter les fondements de ses actes.


    Jordi Riba *

    paru in revue Sociétés n°58 (1997)
    sous le titre complet La récupération de Guyau par la pensée morale contemporaine :
     défense de l'anomie


    * Traduit de l'espagnol par Mariló Fdez. Estrada.

    (1) : M. Orrù, Anomie. History and Meanings, Boston, 1987. Un chapitre de cette oeuvre est consacré à l'anomie dans le XIXème siècle. L'auteur y réalise une étude comparative du concept chez Guyau et chez Durkheim et propose une réévaluation du concept chez Guyau en tant qu'alternative à celui de Durkheim, majoritairement accepté par la sociologie du XXème siècle
    (2)
    :  Orrù rappelle à ce sujet la description proposée par Fouillée dans son oeuvre Critique des systèmes de morale, Paris, 1883, où il mentionne deux genres de théories morales, les transcendantes et les immanentes. Durkheim se situera dans le domaine des théories transcendantes, c'est-à-dire externes à l'individu et obligatoires. J. Horton, dans son article "The Dehumanization of Anomia and Alienation" publié dans British Journal of Sociology, XV, 1964, affirme que Durkheim en découvrant le concept d'anomie le considéra comme un exemple de l'interprétation transcendantale de la société.
    (3) :  Philippe Besnard, L'Anomie, Paris 1987.
    (4) :  Besnard remarque que l'on sait parfaitement que Guyau introduit le concept, contrairement à ce qu'affirme Orrù, et afin de le démontrer il cite l'œuvre de Filloux, Durkheim et le socialisme, Genève, 1977, p.82, et Le trésor de la langue française, vol.3, 1974, p.84.
    (5) :  Récemment un nouveau livre concernant ce thème s'est joint à ceux déjà publiés. il s'agit de l'oeuvre d'Alberto Izzo, L'anomia, analisi e storia di un concetto, Bari, 1996.
    (6) :  Cf. Fromm, Ética y Psicoanálisis, Mexique, 10ème réeimpression, 1977, traduction d'Heriberto F. Mork, p. 192.
    (7) :  Durkheim, L'irréligion de l'avenir, Etude sociologique, parût dans La Revue de la Philosophie, et posérieurement réédité dans un volume récapitulatoire de Durkheim, Textes, 2, Paris, 1975, p.149-165.
    (8) : Cette note est incluse dans un long développement traitant la définition du fait moral, développement qui a disparu dans la deuxième édition, 1902,, et qui n'apparaît plus dans les éditions postérieures. Le texte fut finalement réédité dans Textes, 2, 1975, p.257-288. Besnard remarque que la raison d'une telle suppression, à partir de la deuxième édition, se doit au fait que le texte constituait la partie essentielle de l'introduction de sa thèse, où il proposait sa façon de comprendre la morale et sa critique des morales formelles et classiques, ce qui engendra de fortes discussions lors de la présentation de sa thèse doctorale.
    (9) :  Durkheim, De la  division du travail social, p.32
    (10) :  Cf. mon étude La morale anomique de Jean-Marie Guyau, Paris, l'Harmattan, (sous presse)
    (11) :  Durkheim, ibidem, XLII.
    (12) :  Besnard, op.cit., p. 22
    (13) :  Blondel, De l'action, Paris 1893, cité par Besnard, op.cit. Paris, 1987, p.25.
    (14)  Cf. Durkheim, Textes, 1, Paris, 1975, p. 56-57
    (15)  Aslan, La morale de Guyau, Paris, 1906.
    (16)  Cf. Savater: "l'Esquisse... es una de las obras de reflexión moral más interesante del pasado siglo, hoy injustement postergada". Ética como amor propio, Madrid, 1988, p.53, nota.
    (17)  "La vocation de la philosophie est encore, comme a toujours été, d'introduire le sang-froid et la réflexion". E. Bréhier, Transformation de la philosophie française, Paris, 1950, p.241.
    (18)  Jean Duvignaud, "Les affinités électives", Cahiers internationaux de Sociologie, vol. LXXXVIII, 1990, p.74. Cf. également Duvignaud, La solidarité, Paris 1986, où il affirme que l'Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction est une des rares œuvres de la philosophie française du XIXème siècle qui échappe au ronronnement kantien.
    (19)  Faguet, La démission de la morale, Paris, 1910, p.104
    (20)  Cf. Courcelle-Seneuil, "De l'utilitarisme considéré comme principe de la morale", Journal des économistes, Sept. 1864.
    (21)  Affirmations de Gabriel Séaillles (1852-1922) en tant que membre du jury lors de la session du 6 avril 1906 correspondant à la lecture de la thèse doctorale de G.Aslan, concernant l'étude La Morale selon Guyau, publiée dans la Revue de Métaphysique et de Morale, sept.1906, p.12-14.
    (22)  Pageard, "Pour un centennaire: la sanction vue par un poète-philosophe" dans  Droit et Cultures, 8, 1984.
    (23)  Maffesoli, La transfiguration du politique, Paris, 1992, p.185
    (24) Lipovetsky, Le crépuscule du devoir, Paris, 1992, p.60
    (25)  Lipovetsky,  ibidem, p.60, 150, 152, 174.
    (26)  Pageard, op. cit.
    (27) Cf. Mugnier-Pollet, "Pour une éthique probabilitaire d'après J.M. Guyau", Revue universitaire de science morale, Genève, 1966, p.41
    (28)  Duvignaud, Héresie et subversion, Paris, 1986, p. 74 affirme:
     "il lutte contre le mal qui le ronge comme si le sentiment de la brièveté de la vie accroissait sa fécondité intellectuelle"
    (29)  Duvignaud, ibidem, p.75



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