• Le temps est relatif...

    Vivian Petit

     

    Le temps est relatif le présent sans issue
    Les réseaux le pouvoir qui gère leur tissu
    Continuent de tourner d’avancer dans la fuite
    Incapables qu’ils sont d’imaginer la suite
    Ils pourraient bien pourtant nous faire disparaître
    Au gré des connexions façonner le paraître
    Effacer de la carte une trace des nôtres
    Ou dissoudre le peuple et en élire un autre
     
    Acheté ou trahi et délocalisé
    T’as vu comme on te vend il vaut mieux l’oublier
    Lutte usuelle du faible et révolte à la traîne
    Oublier regretter le travail à la chaîne
    Oublier le revers et la clarté du jour
    Oublier qu’à Hébron on enchaîne toujours
    Ce qu’il reste d’humain et ce que dit la lutte
    Ce que dit le courage et amener la chute
     
    Chacun voit près de soi sous des cieux inconnus
    Ce qui couvre ou qui traîne ou bien qui continue
    Si nous ne faisons rien pour détruire leur monde
    Par le check point infâme et le désert immonde
    De leurs agencements pour arracher nos cœurs
    Marchandiser le monde et façonner nos mœurs
    Dans l’attente d’un jour que tout le monde attend
    Arrêtons de céder au désespoir du temps
     
    Gaza est un enclos la vraie vie est absente
    La mort nous est hostile et la vie est présente
    Mais nous serons ensemble à la place de grève
    Et nous verrons enfin les couleurs de nos rêves
    Dans le creux de la vague à prendre le plaisir
    Et partir à la guerre en espérant saisir
    La vérité qui guette où gravité féconde
    L’égalité déjà la chute du vieux monde

     

    * * *

     

    La nostalgie des nuits s’envole entre les arbres
    D’où pendent les cadavres d’un temps pas si lointain
    Que nous étions naïfs comme nos camarades
    Qui rêvaient d’un État à côté du Jourdain

    Te voilà donc partie tristement envolée
    Dans un poème usé par nos liens défaits
    Poésie du malheur heureusement volée
    Dans les gémissements et les amours surfaits

    L’amour a ruisselé sous le pont de nos bras
    L’instant a disparu je suis déjà bien las
    Le temps dont on s’éprend a pourri les cerises

    Les félons sont partout je ne peux l’oublier
    Oubliés ou perdus nous avons lâché prise
    Les jours s’en sont allés je ne peux demeurer

     

     


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