• Quant à offusquer ces trombes…

    Alice Massénat

    Quant à offusquer ces trombes de lie le mors à l’outrage

    le bris d’escarmouche, la rage aux brimades

      si peuchère que l’ore la vulve en son doigt

                              il sertissait la tombe  

                              le rire des aubades


    Un de ces regards où le mot n’implante la veine

     que lors de qualificatifs jeune tambouille

    appris, mesuré, pas même lâche  

    et si diacre que fût le râle

    l’image de plate d’un quotidien assangue

      je m’en pris les torchades  

    en quinconce d’une voix

     
    Le sépulcre apocryphe ruinant jusque leurs propres agapes

    à claire-voie en leur gland  

    de Maries à l’Estaque

     
    Je m’en viendrai leur cingler de guillemets

    la simultanée

    un canif aux fiels l’estomac

    Elle craquellerait   

                                                           leur gerberait d’apostrophe

                                 Ils se hurleraient   

                                                            expectorant tant et plus  

    mes cuisses offertes  

    cinq cents, puis six cents fois leurre


    À dérober d’incantation le jardin de stèles

     À sillonner du Déserteur l’extrême au boudoir

    de prime le sordide

    d’un sou le mot

    la vierge au feutre

     
    Quelque misérables que s’en fussent les tabernacles

     la vie, sanglotant le pustule jusqu’à l’ignore

    Vibrer  

    quinze fois plus poète la gerbe enfin verge

     
    Du sang le noir  

    se riant l’armoirie à l’outrance

    se laissant dire  

    s’octroyant le faire  

    Qui s’en vint au salto par misère le rat  

    Et quand le tors

    les maux s’esquintaient

    se cajolant de spectacles en tribales le sempiternel coi

     barbouillant la catapulte

     Jeune le vibrant à l’oracle

     
    Si mes larves s’éradiquent  

    si tant est que le crâne s’en fût

    main au détriment de l’œil   

                         la chienlit de l’ancestral à vilipender de ses lèvres le crime

     
    Ils ne parvenaient pas de ce naufrage  

    le mièvre,

    chaque fois plus en-cela  

    de ces ronds de jambe à l’ultime

    Qu’en étaient-Ils ?


     

    Alice Massénat
    in Tiens n°10, 2002. 


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  • Commentaires

    4
    Régis Gayraud
    Vendredi 15 Mai 2015 à 12:11

    Comme quoi les poèmes vivent, murissent, semblent dormir au creux d'une revue, et soudain un nouveau regard les croise, les toise et les  ardoise. 

    3
    4Z2A84
    Jeudi 23 Avril 2015 à 15:46

    Un poème étonnant qu'eût aimé Joyce Mansour. Vous bousculez avec beaucoup de talent la syntaxe. Je ne croyais pas que des compositions poétiques pussent engager leur lecteur à les lire à haute voix pour mieux en saisir l'intensité. Vous êtes de ces auteures dont le style et la ferveur sont contagieux. J'ignore s'il faut s'en écarter ou risquer avec elles un saut dans l'abîme (ou dans "le gouffre d'en haut" cher à Hugo). Surréaliste entre 1960 et 1966, j'ai eu le privilège de connaître Breton et ceux qui l'entouraient à cette époque, notamment à "La Promenade de Vénus" près des Halles. Joyce Mansour, à qui Breton avait lu quelques-uns de mes poèmes, m'encouragea...j'étais très jeune. Elle fut et demeure une très grande poétesse comme le confirme la lecture de son oeuvre poétique complète éditée par Actes Sud. Trois amies et moi-même écrivons sur "Poésie fertile" un site ouvert à tous. Avec votre autorisation, notre rubrique "anthologie" accueillerait avec enthousiasme une ou plusieurs de vos compositions.

     

    2
    Dimanche 19 Avril 2015 à 15:56

    Cher 4Z2A84

    Si vous souhaitez qu' Alice Massénat puisse un jour vous répondre, à coup sûr le meilleur parti consisterait à lui en laisser la possibilité.

    N'hésitez pas à user de la fenêtre contact (m'écrire) de Tiens, etc ,

    sinon allez sur ce lien :

    http://www.tiensetc.org/contact

    bien cordialement à vous

    jc leroy (animateur de Tiens, etc)

    1
    4Z2A84
    Vendredi 17 Avril 2015 à 15:36

    Un poème étonnant qu'eût aimé Joyce Mansour. Vous bousculez avec beaucoup de talent la syntaxe. Je ne croyais pas que des compositions poétiques pussent engager leur lecteur à les lire à haute voix pour mieux en saisir l'intensité. Vous êtes de ces auteures dont le style et la ferveur sont contagieux. J'ignore s'il faut s'en écarter ou risquer avec elles un saut dans l'abîme (ou dans "le gouffre d'en haut" cher à Hugo).  

    Surréaliste entre 1960 et 1966, j'ai eu le privilège de connaître Breton et ceux qui l'entouraient à cette époque, notamment à "La Promenade de Vénus" près des Halles. Joyce Mansour, à qui Breton avait lu quelques-uns de mes poèmes, m'encouragea...j'étais très jeune. Elle fut et demeure une très grande poétesse comme le confirme la lecture de son oeuvre poétique complète éditée par Actes Sud.   

    Trois amies et moi-même écrivons sur "Poésie Fertile"; sur ce site ouvert à tous mon pseudonyme est 4Z2A84. Avec votre autorisation, notre rubrique "anthologie" accueillerait - à ses risques et périls - avec enthousiasme une ou plusieurs de vos compositions. 



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