• Une exposition de soi

    Gwenn Audic

     

    La voix trouve ses limites sous l’épiderme.
    Elle pénètre la peau, impose une colonne au creux des os. Elle touche mes chairs opaques et relie mes lèvres aux lieux communs.

     

    Détruire les formes usuelles. Confondre les couleurs, les salir. Renier de la géométrie, du rythme ; les trahir.

    Je nourris de chair crue les squelettes d’époques passées.

     

    Quelque chose tient à remplir le vide. Le vide demande à être appelé Dieu.

    Si ce quelque chose ne craignait plus de voir sa propre découpe, je pourrais embrasser l’obsession et le naufrage de ma mort.

     

    J’accouple mes hasards. Je peins embranchements, césariennes et avortements.

    Je découpe en noir les formes naissantes. Je les extrais du flou jusqu’à expulsion du placenta.

    La peinture n’a ni passé ni avenir.

    Elle explore l’os pour atteindre sa texture.

     

     

     

     

     

     


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